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Location meublée : Pourquoi la demande a grimpé de 40% au T2 2025, tous les détails ici !

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D’après le baromètre Lodgis du second trimestre 2025, la marché immobilier français.

La Réponse de la Location Meublée à la crise du logement

Une Demande en Forte Croissance Malgré des Contraintes

Après un ralentissement dû aux Jeux Olympiques de Paris 2024, la location meublée classique reprend des couleurs. Selon le baromètre Lodgis, la demande s’envole avec une augmentation de 40 % en un an. Cette étude est fondée sur un vaste échantillon de plus de 10 000 logements meublés gérés et 5 000 nouvelles locations annuelles.

Pour Alexis Alban, président de Lodgis, cette dynamique illustre une transformation fondamentale du marché : “Le logement temporaire devient une alternative durable pour de nombreux locataires, en raison de la tension persistante sur le marché locatif.”

Pour les propriétaires, le meublé offre une flexibilité appréciable, un cadre sécurisé et une rentabilité supérieure, des atouts qui renforcent l’attractivité de l’investissement locatif.

Un Marché Dynamique sous Vigilance Réglementaire

Cette croissance s’inscrit cependant dans un contexte réglementaire en constante évolution. Deux éléments clés sont particulièrement surveillés :

  • La législation sur le logement, potentiellement en révision,
  • Les normes de performance énergétique, influençant la rentabilité des biens meublés.

Ces modifications législatives suscitent de grandes attentes chez les investisseurs, en particulier les Loueurs Meublés Non Professionnels (LMNP). Ces derniers espèrent des signaux positifs pour réduire la vacance locative et garantir une stabilité à long terme pour le meublé.

Face aux tensions persistantes du parc locatif traditionnel, la location meublée se présente comme un levier stratégique pour fluidifier les parcours résidentiels. Elle favorise la mobilité professionnelle et optimise les investissements immobiliers. Malgré les incertitudes législatives, les chiffres prévoient un bel avenir pour ce secteur.

Location Meublée : Des Augmentations Variées selon les territoires

La reprise du marché de la location meublée s’accompagne d’importantes disparités régionales. L’Île-de-France reste globalement stable avec une hausse limitée de +0,45 % et un loyer moyen de 36,93 €/m². Cependant, Paris intramuros continue d’exercer une pression à la hausse sur les prix ; les arrondissements les plus prisés (du 1er au 8e) enregistrent une hausse de +1,9 %, atteignant 41,99 €/m².

En région, la saturation du parc locatif entraîne une véritable montée des loyers, notamment dans les grandes métropoles :

  • Lyon : +11,2 %, soit 21,94 €/m²,
  • Bordeaux : +8,15 %, soit 18,11 €/m²,
  • Toulouse : +5,7 %, soit 17,35 €/m².

Ces augmentations traduisent à la fois l’essor du bail mobilité, la demande accrue liée à la mobilité professionnelle et une pression moins forte des réglementations sur les loyers qu’à Paris. Toutefois, la tendance n’est pas uniforme, avec deux villes affichant un recul :

  • Aix-en-Provence : -10,8 % à 21,66 €/m²,
  • Montpellier : -5,5 % à 15,16 €/m².

Ces baisses indiquent une correction du marché ou une offre plus abondante, réajustant les hausses antérieures.

Évolution des loyers en location meublée par ville (T2 2025)

Pour quelles raisons les Durées de Location Meublée S’allongent-elles ?

Les Changements dans les Comportements Locatifs

La durée moyenne d’occupation d’un logement meublé atteint à présent 7,4 mois en France, comparativement à 6 mois en 2022, soit un allongement significatif de 1,5 mois en seulement deux ans.

Ce phénomène révèle une tension croissante sur le marché locatif, caractérisée par une rareté de l’offre disponible. En l’absence d’alternatives, les locataires prolongent leur séjour, ralentissant ainsi la mobilité résidentielle, pourtant cruciale pour les étudiants, jeunes actifs ou travailleurs en mission temporaire. Cet indicateur met également en lumière la transformation du meublé, d’une solution fugace à un mode semi-permanent, s’adaptant à un marché locatif de plus en plus contraint.

“Cette montée des durées de location s’explique en partie par une offre de biens limités sur le marché, impactant ainsi les options de mobilité et de relogement,” analyse Alexis Alban.

Concernant la durée de location meublée, les différences entre Paris et les grandes villes régionales s’accentuent. Dans la capitale, la durée moyenne atteint un peu plus de 7 mois, représentant 216 nuits, en progression de 5,6 % sur un an. Ce chiffre souligne l’activité d’un marché parisien encore très axé sur la mobilité professionnelle à court terme et les séjours temporaires.

Dans les autres régions, la tendance est inverse : la durée moyenne grimpe à 8,5 mois, soit 255 nuits, malgré une baisse de 22,4 %. Cette diminution résulte de la reprise post-crise sanitaire et d’une offre plus abondante que dans la capitale. Ces disparités témoignent de la dualité du marché locatif meublé en France. Paris incarne la flexibilité, tandis que les régions deviennent un refuge pour des séjours plus longs, portés par une demande croissante en logements meublés durables.

Le Cas Spécifique de Lyon

Lyon est une exception avec des durées de séjour qui ne dépassent pas 6,5 mois (-34,6 %), se rapprochant ainsi du modèle parisien. Ce changement illustre l’évolution du marché lyonnais, lequel s’aligne sur les caractéristiques du marché parisien avec des séjours très courts et une part de locataires internationaux en hausse.

Les autres villes régionales affichent des durées plus longues et plus stables. Montpellier et Aix-en-Provence culminent à 12,2 mois chacune (respectivement +3,3 % et stabilité), suivies de Bordeaux à 11,8 mois (-3,3 %) et Toulouse à 11,6 mois (-3,5 %).

Durées moyennes de séjour en location meublée
Durées moyennes de séjour en location meublée

Évolution du Profil des Locataires en Location Meublée

L’Augmentation de la Clientèle Internationale à Lyon

La clientèle française représente désormais 55,6 % des locataires en meublé, selon les données de Lodgis. Cette augmentation de 11 points indique un retour des locataires nationaux après les bouleversements liés aux Jeux Olympiques de 2024. Toutefois, Lyon se démarque, étant la seule grande ville à compter moins de 80 % de locataires français (70 % précisément, en recul de 15,8 points), elle bénéficie d’une hausse marquée de la demande internationale :

  • 12,5 % de locataires européens (+1,9 point)
  • 4,6 % de Nord-Américains (+4,6 points)

Cette attractivité croissante de Lyon reflète son positionnement stratégique pour la mobilité professionnelle internationale, la plaçant comme un véritable hub européen du logement meublé.

Dans les autres métropoles régionales, les Français reprennent progressivement leur place :

  • Bordeaux : 92,9 % de locataires français (+12,9 points)
  • Toulouse : 93,3 % (+36,2 points)
  • Paris : 51 %, légère hausse (+1 point)
  • Seule Montpellier voit sa part nationale diminuer (-7,5 points), tout en demeurant majoritaire à 80 %.

Répartition des locataires Lodgis par nationalité

Étudiants et Professionnels : Équilibre en Mutation

À Paris, 28 % des locataires sont étudiants (+0,9 point) contre 62,9 % de professionnels en mobilité (-2,6 points). Cette répartition influence directement les types de baux : progression des baux résidence principale étudiant (+0,7 point) et résidence principale (+6,9 points). Alors que les baux société et mobilité diminuent respectivement de 4,8 et 4,4 points.

Le type de biens loués reflète cette clientèle. Ainsi, les studios et T2 gagnent en popularité (+0,2 point chacun), tandis que les T3 reculent (-1,4 point), indiquant une préférence pour des logements individuels ou de couple.

Caractéristiques Régionales du Marché Locatif

Les grandes villes régionales présentent des profils locatifs variés. À Lyon, la location meublée se professionnalise. La part des étudiants s’effondre à 16 % (-5 points), tandis que les professionnels en mobilité atteignent 79,3 % (+0,6 point). Résultat : les baux société bondissent de 8,7 points, et les baux en résidence principale chutent sous 50 % (-20,7 points).

Montpellier observe une tendance similaire, avec une clientèle étudiante en recul de 54,2 points, maintenant à 33 %, au profit des actifs (66,7 %, +54,2 points). Ce changement met en lumière la transformation du profil des locataires.

À l’inverse, Bordeaux (+34,3 points) et Toulouse (+2,9 points) connaissent un retour marqué des étudiants. Avec respectivement 64,3 % et 60 % des locataires, ces villes conservent une forte attractivité universitaire.

Enfin, en région, la location meublée demeure dominée par les petites surfaces :

  • Studios : 32,3 %
  • T2 : 45,6 %

Ces chiffres témoignent des attentes d’une clientèle jeune, mobile et souvent temporaire.

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